dimanche 21 juin 2015

Cinoche : Jurassic World

Les dents de la terre.


Et oui, on est bien allés le voir ...
Vingt ans après le Jurassic Park de Spielberg et la saga avec laquelle nos enfants ont grandi (un peu l'équivalent de Star Wars pour nous), vingt ans après c'est Colin Trevorrow qui s'y colle pour ce Jurassic World.
Et ce re-re-remake plutôt réussi parvient à faire oublier les deux épisodes intermédiaires (1997 et 2001) avec un humour très second degré puisque le scénario de ce Jurassic World fait comme s'il ne s'était rien passé depuis 1993 !
Après la catastrophe survenue donc il y a vingt ans sur Isla Nublar, l'île est désormais devenue un parc à thème, façon Disney, financé par des capitaux indiens ! Et chacun sait qu'un parc à thème doit, chaque année, promouvoir de nouvelles attractions pour attirer les foules. Ici, pas de manèges mais ... des dents ! Toujours et toujours, de plus en plus de dents ! Les gamins d'aujourd'hui les additionnent comme d'autres comptaient jadis celles des requins ...
Les nouvelles 'attractions' de Jurassic World sortent directement des éprouvettes des labos d'InGen à grand renfort de mutations (un peu de grenouille par ci, un peu de calamar par là, merde on a peut-être trop mis de lézard là non ?) sponsorisées par de grandes marques (ah, le Pepsisaurus ...).
Depuis 1993, l'humanité (ça c'est nous) elle aussi, a connu de nombreuses avancées : les femelles arrivent désormais à courir en talons plus vite que les T-Rex et les mâles ont appris à chasser en moto avec une meute de raptors.
Pas sûr toutefois que ces progrès, certes notables, suffiront à éviter une nouvelle catastrophe sur Isla Nublar et on peut parier sans spoiler que bientôt la jungle va envahir de nouvelles ruines venues s'ajouter à celles de 1993.
Bref, un film qui tient exactement ses promesses, ni plus ni moins, avec suffisamment d'humour et de second degré pour assumer pleinement sa position de remake, y compris la formation intensive de toute une nouvelle génération de dino-addicts.
Et qui se permet même d'ouvrir de futures perspectives puisque les embryons de bestioles concoctés par les affreux d'InGen vont finir ...  chut !

Pour celles et ceux qui aiment les quenottes.
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