dimanche 12 octobre 2014

Cinoche : Gone girl


Derrière les apparences.

Depuis Zodiac, Benjamin Button d’autres encore et même The social network, plus personne n’oserait rater un film de David Fincher.
Un peu comme le québécois David Villeneuve, voici encore un touche à tout de génie, de ceux qui renouvèlent le cinéma et qui nous donnent généralement des films coup de poing, originaux et filmés de caméra de maître.
Son dernier film, Gone girl, est adapté d’un thriller (pas lu ici) de Gillian Flynn : Les apparences (en VF).
Un beau matin Ben Affleck se réveille et sa girl Rosamund Pike is gone …
Bien vite le mari un peu ahuri multiplie les maladresses (voire les grosses conneries) tandis que les indices s’accumulent contre lui : évidemment on le soupçonne rapidement du meurtre de son épouse.
Mais le spectateur rusé se dit que forcément, ce n’est pas aussi simple que cela.
Oui mais dans un film de David Fincher, c’est encore bien plus compliqué que ce que le spectateur rusé peut imaginer : Gone girl, c’est la femme qui s’est barrée, mais en l’occurrence ce serait plutôt la femme barrée
Jusqu’ici on connaissait dans tout bon polar qui se respecte, la figure classique de la femme fatale. Désormais, il y a Amy (Rosamund Pike).
Après une mise en place qui ferait un film policier à elle seule, la deuxième moitié du film est absolument renversante, pleine d’humour malgré la tension (la salle comble rit à plusieurs reprises et les répliques très ‘second degré’ de l’avocat sont savoureuses) : profitant de cette distance installée par rapport au seul polar, David Fincher peint au vitriol un portrait féroce de l’american way of life, du couple bon chic bon genre, mariage, parents, médias, fric omniprésent et american beauty … Décapant.
Finalement le titre (du bouquin) en VF, Les apparences, s’avère pour une fois particulièrement judicieux et approprié.
Rosamund Pike y est inquiétante à souhait et Ben Affleck (décidément meilleur cinéaste qu’acteur) endosse le rôle d’un mari bêta et ahuri … qui lui va bien.
On pourra aussi s’amuser, si l’on est inscrit au fan club de David Fincher, à repérer les goodies semés ici et là par le réalisateur : gobelets de café, jeux de société, …


Pour celles et ceux qui aiment les histoires de couples.
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