mardi 22 avril 2014

Bouquin : Alice et ses nombreux maris


Pierre, Vincent, Wilbur, Swami et les autres.

Une histoire belge de l'auteur Francis Dannemark (ah, ah).
L'histoire d'Alice qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris, plus un).
L'histoire d'une vieille dame anglaise, de celles qui prennent le thé avec grâce, élégance et raffinement.
L'histoire d'Alice qui, à l'occasion du décès de sa sœur, retrouve son neveu Paul et entreprend de lui raconter sa vie mouvementée, riche en voyages, en anecdotes et en maris.
Au fil de quelques thés et de quelques restos italiens en compagnie de son neveu, la vieille dame très digne défile la pelote de sa vie, de ses voyages (Italie, Canada, Inde, Australie, ...) et donc de ses maris : des maris qui ont une fâcheuse tendance à passer de vie à trépas, alors que notre veuve a une joyeuse tendance à dire ‘oui’ chaque fois qu'on la demande en mariage, toute aussi prompte à oublier son précédent chagrin qu'à s'enthousiasmer pour une nouvelle aventure.
[…] — Quand il a lancé l’idée de se marier, je lui ai dit qu’il fallait que je réfléchisse et il a trouvé que c’était la moindre des choses. Il n’aurait pas dû dire ça si gentiment. J’en ai profité pour ne pas réfléchir du tout et je lui ai dit oui.
— Je n’oserais pas dire que je suis étonné, ai-je dit à Alice
Ou encore :
[…] J’ai eu droit à une séance de massage. Il avait de si grandes mains qu’il a pu me masser la cheville avec l’une et me caresser la nuque avec l’autre. Puis il m’a dit qu’il fallait que je m’allonge un peu et il s’est allongé avec moi… et puis voilà. Nous sommes rentrés à New York ensemble. Il ne m’a pas demandé mon avis. Je me suis laissé faire. C’était bien. Et quand il m’a demandé de devenir sa femme, j’ai dit oui avant qu’il ait fini de poser sa question. Pour ne pas être tentée de réfléchir.
C'est plus facile lorsque l'on vit l'instant présent sans se soucier de ce que nous a donné puis repris le passé, pas plus que de ce que nous réserve l'avenir.
[...] J'avais compris que l'on ne vit qu'un jour à la fois, et plutôt aujourd'hui que demain.
Autant dire que les accidents, les rencontres et les épousailles s'enchaînent pour notre plus grand plaisir !
[…] C’était une citation de Mark Twain : « Let us so live that when we come to die, even the undertaker will be sorry. » Un long silence s’est installé. « Vivons de telle sorte que, lorsque viendra le temps de mourir, même le fossoyeur soit désolé »
Le titre est long mais le petit livre est léger, charmant, divertissant, amusant. En un mot : frivole.
L'écriture de Francis Dannemark est aussi douce et pétillante que sa vieille dame Alice.
Un agréable petit moment de détente qui passe presque trop vite et dont il ne reste peut-être pas grand chose : juste la fugace impression de cette vieille dame aperçue dans le salon d'un grand hôtel de Bruxelles.
À force de légèreté, ce court roman nous a même semblé un peu superficiel.



Pour celles et ceux qui aiment feuilleter les vieux albums photos.
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1 commentaire:

Sandrine a dit…

Tiens, en lisant ce billet, je me dis que je ne lis pas souvent de livres frivoles. Alors pourquoi pas...