dimanche 16 mars 2014

Cinoche : The Grand Budapest Hotel

Film graphique.

Un film graphique, visuel, très design. D’ailleurs, l’équipe de décorateurs occupe une bonne partie du générique, et éclipse une pléiade d’acteurs à l’affiche. On remarque d’ailleurs plus le travail de la déco que celui des acteurs.
La faute au scénario de The Grand Budapest Hotel qui nous raconte une histoire sur le mode récit avec une voix off qui ajoute à la distance et à un réalisateur (Wes Anderson) qui s’est reposé sur ses (bonnes) trouvailles visuelles et en a oublié que ça ne suffit pas forcément à faire un film : Jeunet est déjà passé par là et il en faut désormais un peu plus.
Une quasi bande dessinée (façon Tintin dans les Carpates) qui ratisse (un peu trop) large au risque de paraître décousue : menaces de guerres, escadrons Zig-Zag (ZZ est leur emblème !), évasion carcérale (un des meilleurs moments), historiette amoureuse (ce n’est pas la princesse et le ramoneur mais le lobby-boy et la pâtissière), histoire d’héritage, etc …
On regarde tout cela avec beaucoup d’intérêt et de curiosité, un peu d’amusement aussi mais surtout avec pas mal de distance, trop de distance : spectateur, on feuillette les belles images de ce beau récit, bel objet graphique et visuel, mais sans y entrer vraiment. Dommage.


Pour celles et ceux qui aiment les jolis dessins.
Critikat en parle.

1 commentaire:

Nadine Petit a dit…

Tout à fait d'accord !
J'ai été très déçue. On reste en surface de l'histoire qui est racontée de façon très linéaire, sans aucun changement de rythme ! L'évasion carcérale est effectivement l'un des meilleurs moments.
Ce film manque, en fait, furieusement de fantaisie, contrairement à ce que l'on nous a vendu !