mardi 25 juin 2013

Cinoche : Les beaux jours

Plutôt filer des rencards qu'être mis(e) au rancart.

Le 3° âge est décidément de plus en plus à la mode (signe de nos sociétés vieillissantes ?).
Entre Dunkerque et Calais, Fanny Ardant, bourgeoise de province et dentiste retraitée, a déjà passé la soixantaine : ça sent la chronique d'une fin annoncée et les amies commencent déjà à disparaître.
Le comble de l'horreur : ses filles lui offrent un "forfait découverte" des ateliers du club de retraités, yoga, théâtre, poterie, informatique, ...
Le club de joyeux retraités(1) s’appelle gaiement : Les beaux jours, et donne son titre au film (plutôt triste) de Marion Vernoux.
Et bien finalement, Fanny Ardant va l'essayer ce forfait découverte ! À commencer par le petit jeune animateur du club informatique. Tous deux se jettent à corps perdus dans les ébats. Lui parce qu'il est sex-addict(2) et pas regardant sur l'âge de ses partenaires, elle parce qu'il lui faut absolument (se) prouver(3) qu'elle est encore vivante.
Elle préfère filer des rencards qu'être mise au rancart.
On est pourtant tout à fait à l'opposé des Perfect Mothers. C'est pas vraiment une passion ni même le démon de midi, encore moins une histoire d'amour : ils ne connaissent rien l'un de l'autre, n'en cherchent pas plus et le jeune homme est vite cantonné à son rôle habituel de gigolo, voire de sex-toy, auprès des femmes, jeunes ou moins jeunes. D'ailleurs Fanny Ardant est désolée que son mari aimé ne comprenne pas vraiment le sens de ses escapades.
BMR n'a pas complètement accroché et trouvé Laurent Lafitte bien insignifiant même s’il a apprécié une Fanny Ardant que l'on a vu trop rarement à l'écran mais qui parait un peu décalée et qui, comme le spectateur, semble ici regarder Fanny Ardant en train de faire du cinoche.
MAM a été plus touchée par l’histoire de cette femme qui a bien du mal à passer de la vie active à la vie de retraitée, pas bien aidée par un mari peu attentionné … et qui bosse encore.
MAM est aussi restée dubitative tout le long du film, époustouflée par les ébats répétés de la grand-mère : y aurait pas un trucage non ?

(1) - l’occasion de revoir Fanny Cottençon, Catherine Lachens ou Jean-François Stévenin
(2) - il lui arrive de se retrouver à la maison avec deux  femmes en même temps, une dans chaque pièce, histoire qu'on comprenne bien
(3) - pas uniquement se prouver à elle-même mais aussi à son entourage : sa relation avec un petit jeune de l'âge de ses filles est rapidement de notoriété publique dans Landerneau, le mari puis bientôt les filles seront vite informés


Pour celles et ceux qui aiment les plages et le troisième âge.
Critikat en parle.

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