mercredi 1 mai 2013

Cinoche : Mud


Les histoires d’amour finissent mal, en général.

Depuis les Brumes électriques, le ciné est tombé amoureux du bayou et nous avec.
Avec Mud, Jeff Nichols (de qui on avait bien aimé Shotgun stories mais de qui on avait loupé Take shelter) nous emmène sur les rives du Mississippi, là où les bateaux poussent dans les arbres.
Au bord de la rivière, deux ados ont la vie dure.
Ils rêvent de lendemains meilleurs. Ils rêvent d’amour tout simplement (histoire de faire mieux que leurs parents, ça a l’air facile comme ça).
Au fil de l’eau et de leurs virées dans le bayou, ils rencontrent Mud. L’archétype du baroudeur éperdu d’amour pour une blonde. Le bad guy est recherché par la police. La blonde n’est pas loin. Les méchants non plus.
Jeff Nichols nous raconte une sacrée belle histoire et on resterait des heures à naviguer entre deux eaux.
Avec des personnages, des vrais : les parents, la blonde, le vieux Tom (Sam Sheppard en tireur d’élite retraité de la CIA !), …
Et bien sûr Mud et les deux gosses (sacrément bons les deux gamins !). Du bad guy qui semble avoir tout vécu ou des deux ados qui semblent découvrir l’amour dans le monde des adultes, on ne sait trop qui est le plus naïf et innocent …
Une belle histoire, un très beau film qui prend tout le temps de placer ses personnages, des personnages épais qui ont tous quelques faces cachées (et qui nous resteront en partie cachées : à chacun de créer sa propre histoire).
Un très beau film qui sent fort l’amérique profonde et l’eau croupie du bayou.
Bien sûr, on se doute que tout ça va mal finir, y’a des serpents dans l’eau, la tension est forte, le beau gosse est trop bad guy, la blonde est trop craquante, mais le film prend son temps et nous aussi … Un peu comme si Jeff Nichols se sentait obligé de terminer tout cela dans les 5 dernières minutes parce qu’il faut bien laisser la salle pour la séance suivante.
Quelques minutes pour dénouer tout cela et laisser à chaque spectateur le soin de prolonger sa propre histoire. Merci Mr. Nichols.
L’amour n’est-il que mensonge et trahison ? Ça en a tout l’air …
En tout cas, Mud est très certainement le film à voir en ce début de mai.

Nicolas (de Filmosphère) en parle très bien.

1 commentaire:

alain a dit…

C'est vrai belle réflexion sur l'innocence.