jeudi 7 mars 2013

Cinoche : Week-end royal

Le président en campagne.

Après Lincoln, suite de la série sur les présidents US (même si le cinéaste Roger Michell est anglais).
Mais les avis sont partagés sur le Week-end royal organisé par Bill Murray.
MAM s'y est plutôt ennuyée.
BMR s'est laissé porter par l'ambiance champêtre.
Officiellement (c'est le cas de le dire) il s'agit de la rencontre entre le roi George VI, le king anglais (celui du mémorable Discours) et Franklin Delano Roosevelt, le président US.
Accessoirement, la première visite d'un monarque anglais sur le nouveau monde.
Accessoirement, le week-end qui changera la face du vieux monde puisque c'est (en principe) cette rencontre qui permettra l'intervention US(1) dans la seconde guerre mondiale.
Officieusement c'est l'histoire de ces gens hors du commun des mortels (le roi, le président) accablés d'une charge trop lourde, soumis à haute pression.
Pour échapper à tout cela, l'un bégaie, l'autre court les jupons et se prépare des cocktails.
Et comme pour les rendre encore plus humains malgré les costumes qu'ils ont dû endosser, l'un est affligé d'une redoutable infirmité d'élocution (putain de bégaiement) et l'autre ... putain de polio.
Voilà pour le cadre historique et le message. Mais c'est tout, car le film se déroule entièrement dans la résidence d'été de Roosevelt et l'on y parle plus de vaisselle, de toilettes (dans tous les sens du terme) et de cuisine ou de coucheries que de politique.
Bref, l'Histoire par le tout petit bout de la lorgnette.
Alors il faut effectivement se laisser porter par le rythme nonchalant de ce week-end champêtre. Et c'est possible grâce à la performance de Bill Murray(2) qui réussit à incarner un Roosevelt pince-fesses et pince sans rire, qui finira même par réussir à décoincer le Prince Albert qui semblait arrivé jusqu'à lui avec un balai dans ...
Les dialogues entre les deux grands sont pleins de sel.
Ainsi sera scellé l'avenir des deux nations (et le nôtre aussi donc).
  
(1) - des US qui peinaient encore à se relever de la Grande Dépression et qui vont bientôt redécouvrir les bienfaits de l'économie de guerre
(2) - évidemment après Colin Firth, Samuel West qui incarne le roi George VI a la partie moins facile

Pour celles et ceux qui aiment les petites histoires avec un peu d'Histoire dedans

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