mercredi 26 octobre 2011

Miousik : Helena Esparon

Créole.

Helena Esparon est une 'métro' qui est allé retrouver les racines de ses ancêtres à La Réunion. 
La dame (chant et guitare sèche) est accompagnée d'un percussionniste aux doigts magiques (Vincent Philéas).
Plusieurs morceaux, pleins de douceur, sont superbes, quelques uns moins heureux lorsque la dame s'emballe vers le blues-rock.
Ce blog vous a généreusement mis en ligne un long extrait de la plus belle chanson : Un vide en équateur.
[...] Je marche sur la corde d'un vide en équateur
J'accroche selon l'humeur ton regard à mon âme
J'attache sur ce fil mes contours figés de femme
Je surprend sans pudeur tes mélodrames, tes peurs [...]
Il n'y a malheureusement qu'un seul CD 4 titres pour le moment ...

Pour celles et ceux qui aiment les îles.

dimanche 16 octobre 2011

Miousik : Liben & Berry

Mademoiselle is back.

La Belgique produit parfois de jolies choses, si, si, notamment en musique.
Voici donc le petit bruxellois Vincent Liben (du groupe Mud Flow) qui nous a préparé un fort joli duo avec une petite française, Elise Pottier, plus connue sous le nom de Berry et pour son tube Mademoiselle (ça date déjà de 2008).
Leur nouveau duo Mademoiselle Liberté est un joli clin d'œil.
Un joli piano, la douce voix de Berry et un refrain qui souffle le chaud, et souffle le froid ...
Une sympathique ritournelle que l'on oubliera sans doute trop vite mais qui peut tourner en boucle quelques semaines entre vos oreilles.
Mademoiselle liberté
avec ta vieille Volvo déglinguée
tu roules à travers champs
avec l'idée de rattraper le temps perdu
Mademoiselle liberté
dans mes grands yeux tu as cru
pouvoir te noyer à condition
de laisser expirer l'air pur
Qui comme toi tout contre moi
souffle le chaud et souffle le froid
qui comme toi tout contre moi
souffle sur terre et agite la mer ...

Pour celles et ceux qui aiment les duos.

mardi 4 octobre 2011

Bouquin : Les courants troubles du lac Tai

L’inspecteur Chen devient écolo ?

Nous sommes depuis longtemps fans des polars shanghaïens de Qiu Xiaolong.
Après quelques dernières déceptions (voir De soie et de sang) on a voulu laisser une nouvelle chance à l'Inspecteur Chen avec Ces courants fourbes du lac Tai.
Malheureusement la veine prometteuse des savoureux premiers épisodes semble bien tarie.
L'inspecteur Chen promène son ennui sur les bords du lac, ne sachant trop ce qu'il est venu y faire, envoyé par un ponte du Parti, sans trop savoir s'il est ici en vacances forcées ou plutôt pour être l'oeil de Pékin sur place ...
Polar On a donc quitté Shanghaï à regrets et on n'est pas vraiment convaincu par cet épisode où Qiu et Chen jouent aux écolos ...

[...] Mon grand-père a cru aux nationalistes, mais Chiang Kai-shek a expédié tout l'or à Taïwan en 1949. Mon père a cru aux communistes, mais les Gardes rouges de Mao l'ont battu jusqu'à le rendre infirme en 1969. J'au cru à la réforme de Deng pendant les premières années, mais l'entreprise où j'avais travaillé toute ma vie a fait faillite du jour au lendemain. [...]

Tout tourne autour du profit. À quoi d'autre les gens pourraient-ils se raccrocher ? Rien qu'à l'argent.
Tout cela est pétri de bons sentiments et c'est dans l'air du temps. L'air du temps occidental (Qiu Xiaolong vit depuis longtemps aux US) mais ce n'est pas forcément ce qui faisait tout le charme des histoires shangaïennes du Qiu Xiaolong de la première heure.
Encore déçus par cet épisode donc, ce billet est donc à nouveau l'occasion de vivement vous conseiller de découvrir (si ce n'est déjà fait) Qiu Xiaolong par ses précédents polars, tous excellents et la plupart en format poche (voir des extraits au format PDF).


D'autres avis sur Babelio.