lundi 16 mai 2011

Cinoche : La conquête

Mieux que les guignols.

Tout ça à cause de Véro qui avait convaincu sa copine MAM que c'était plutôt bien fait ... pfff.
Ce fut une belle preuve d'amour et il aura fallu à BMR une force de caractère peu commune pour accompagner MAM voir La Conquête, le film de Xavier Durringer sur l'ascension électorale et présidentielle du petit Nicolas.
Ben finalement, Véro avait raison (re-pfff...) et même pour les sarko-allergiques que nous sommes, le film est plus qu'intéressant.
D'abord parce qu'il retrace des évènements récents (c'est une première que de voir un président en exercice scénarisé ainsi, même si le film s'arrête exactement le jour où), des évènements dont on a un peu oublié l'exacte chronologie : Bercy, l'UMP, le départ de Cecilia, Clearstream, Beauvau, le retour de Cecilia, etc.
Ensuite parce qu'il est amusant de voir des acteurs (tous impecs') incarner les portraits d'hommes politiques : on s'y croirait et c'est bien mieux que les marionnettes des Guignols et tout aussi croustillant.
Enfin, parce qu'il n'est pas inutile que de temps à autre, soit données à voir les coulisses du pouvoir : je t'aime moi non plus, encore un geste et je te tue, ...
À côté du tueur Chirac, Al Capone ferait figure de gros nounours bienveillant.
Les dialogues sont féroces, les portraits des uns comme des autres, dessinés à l'acide. Grinçant. Décapant.
Pas sûr que ça réconcilie grand monde avec ce qu'on appelle "la classe politique".
Le vilain petit canard (et quand je dis 'petit' ...) est celui qui ne venait pas du sérail comme tous ceux qui font de la politique pour faire de bonnes affaires, non, lui est venu des affaires pour faire de la politique et faire ensuite d'encore meilleures affaires. Teigneux, le vilain petit canard aura raison des vilains cygnes noirs. C'est (c'était ?) une véritable bête de cirque et chacun sait depuis César ou Néron que le cirque fait toujours recette.
Les sarko-allergiques se réjouiront en constatant que Cecilia lui aura causé bien du chagrin. Na ! De quoi vous réconcilier avec les publicistes.
Dommage qu'une chanteuse que nous avons rayée de nos play-listes ait fini par le consoler. Et en plus elle aussi fait son cinéma ! On est cernés !


Pour celles et ceux qui aiment la politique.
Critikat et Filmosphere ne sont pas du tout d'accord.

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