mardi 5 avril 2011

Cinoche : Les femmes du 6° étage

Luchini et les minimoys.

Il y a les bourgeois du 16°. Et il y a les femmes du 6°.
Les femmes du 6°, ce sont les espagnoles logées dans les chambres de bonnes du 6° étage de l'immeuble du 16° arrondissement.
BMR y est allé en traînant les pieds (rraah, encore voir Luchini cabotiner pendant deux heures ?) mais a finalement remercié MAM de son obstination.
Nous voici à la fin des années 50. Fabrice Luchini est un agent de change à l'ancienne, marié à une ravissante idiote (Sandrine Kiberlain, impeccable) épuisée à l'idée de passer sa journée infernale à jouer au bridge, visiter un musée et prendre le thé avec Madame de et Madame de.
Alors bien sûr pour tenir la maison, il faut une bonne.
Les bretonnes sont reparties chez elles et ce sont donc les espagnoles qui, à cette époque, emménagent au 6° dans les immeubles du 16°.
Celle que Luchini/Kiberlain embauchent à leur service est un peu trop jeune et un peu trop jolie.
Le vieux comptable empoussiéré va donc découvrir tout un monde qu'il ignorait soigneusement, juste au-dessus de chez lui.
Et le voici qui s'entiche d'espagnoleries. Il découvre en quelque sorte de vraies gens.
Lui qui était intraitable sur la durée de cuisson de son œuf coque le matin (il tenait ça de son grand-père puis de son père, tout comme la charge d'agent de change) lui donc, va sortir de sa coquille et découvrir la vie.
C'est gentil, un brin désuet, plein d'humour finaud, et surtout plein de tendresse pour tous les personnages.
Des caricatures : l'agent de change, sa blonde écervelée, les enfants odieux, les espagnoles et leur chorizo ou leurs prières, même la concierge bien de chez nous, ... mais des caricatures façon bande dessinée, avec un second degré, léger mais persistant.
Le propos n'est pas tant la description de la fracture sociale entre le 6° et les autres étages que l'histoire d'un éveil à la vie et une belle histoire d'amourette. Les femmes de ménage vont balayer la poussière qui étouffait le ménage Luchini/Kiberlain.
Critikat, toujours féroce, parle d'un Dany Boon pour cadres sup' .... hmmm ! Bon. D'accord.
Dépêchez-vous c'est bientôt fini, on était déjà en retard ...
Et puis rassurez-vous : Luchini n'en fait pas trop, dans un rôle où il excelle.


Pour celles et ceux qui aiment la vie des immeubles haussmaniens.
Libé, Pascale, Critikat en parlent.

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