lundi 22 novembre 2010

Cinoche : Red

Chauve qui peut.

Si vous en avez marre de la grisaille automnale et bientôt hivernale ...
Si vous avez envie de voir Hélène Mirren en robe de soirée, rangers aux pieds, zigouiller les méchants à coup de mitrailleuse trois fois plus lourde qu'elle ...
Si vous avez envie de voir John Malkovich faire peur à tout le monde, même à ses potes, en roulant des yeux paranos shootés au LSD ...
Si vous avez envie de voir Bruce Willis dégoulinant d'amour et dévorant des romans à l'eau de rose façon harlequin ...
Si vous avez envie d'écouter une bande son qui déménage autant que les acteurs ...
Si vous avez envie de rire, mais pas comme ah ah ah ... non plutôt comme ho, hoo, hooo(1) ...
Alors vous êtes mûrs pour tomber RED devant Mamy et ses Papys qui font de la résistance.
C'est même pas vraiment la peine qu'on vous raconte l'histoire (ah, bon y'en avait une ? on s'en fout, on est venus pour déconner) : Bruce Willis et quelques potes sont à la retraite après des années de bons et loyaux services à l'Oncle Sam dans les rangs des durs de la CIA. Ils coulent désormais des jours paisibles dans leur home(2), leur maison de retraite ou de délicieux cottages(3).
http://carnot69.free.fr/images/tueur.gifMais voilà-t-y pas que l'ancienne maison mère revient leur chercher des poux pour se débarrasser de témoins gênants d'exactions commises bien des années plus tôt ?
Mais là, faut pas chatouiller Papy, les compères se rebiffent et ne vont pas s'en laisser conter. C'est plutôt eux qui vont compter : les cadavres sur le carreau, car bien sûr on va dézinguer à tout va. Et on ne manquera aucun des clichés du genre : la cache d'armes, les archives secrètes(4), le gars planqué dans les poubelles de l'hôtel, l'attentat du Président, les poursuites en bagnole, le hors-bord et même la fausse alerte incendie et la fuite, déguisé en pompier, ... tout y est. Forcément on est dans un roman pour midinettes amoureuses d'espions.
Et nous voici guidés dans ce film(5) par une midinette qui tombe RED amoureuse de Bruce Willis et qui, tout comme nous, reste bouche bée, accrochée à son Bruce, les yeux pétillant, devant tout ce déballage de pétarades de Noël.
Rien de sérieux dans tout cela : ni acteurs, ni scénario, ni spectateurs, ...
Et même si le film aurait gagné à être un peu plus rapide et encore plus déjanté, c'est une heure et quelque de bonne rigolade.
Allez, bons baisers de Moldavie !

(1) - oui pas : ah ah ah qu'est-ce que c'est drôle,
non, plutôt : ho, hoo, hooo, c'est pas vrai, ils sont trop cons, ils ont osé ! et qu'est-ce que c'est drôle (oui, ça on peut le dire aussi)
(2) - ah ! impayable séquence d'ouverture où Bruce Willis décore sa maison de pères noëls électriques ... qui ne tiendront pas cinq minutes à l'écran avant de vite se faire zigouiller !
(3) - ah ! impayable Lady Mirren taillant ses roses, un gros magnum planqué sous le tablier de jardinage !
(4) - ah ! impayable come-back d'Ernest Borgnine !
(5) - un peu comme Ellen Page guidait le spectateur dans Inception, mais ici, c'est pas parce que l'histoire est compliquée (!), ce serait plutôt pour maintenir la distance nécessaire au second degré et à l'invraisemblance de ces héneaurmes péripéties !



Pour celles et ceux qui aiment les espions, même à la retraite.
Pascale en parle.

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