mardi 16 novembre 2010

Cinoche : L’homme qui voulait vivre sa vie

Le choix de Romain.

Avec cet Homme qui voulait vivre sa vie, vous aurez droit pour un seul ticket ciné, à au moins trois ou quatre films dans la même séance(1).
Une première partie très bobo parisien, histoire de couple, couple de riches, riches du Vésinet, pas vraiment sympas, mais c'est justement le point de départ du film : Romain Duris a tout pour être heureux, beau métier d'avocat, belle femme, encore plus belle maison, beaux enfants(2) avec nounou, et même le capital d'une entreprise qui va lui tomber tout cuit dans le bec. Mais justement, il n'est pas heureux. Son hobby c'était la photo. Il n'a pas choisi sa vie, une vie de gosse de riche gâté, mais il a pas pu choisir. C'est pas de bol.
Une seconde partie presque polar : le même Romain Duris tue par accident l'amant de sa femme(3) - c'est encore pas de bol - et va entreprendre d'effacer méticuleusement les traces, de brouiller soigneusement les pistes et d'abandonner courageusement son passé derrière lui(4).
Une troisième partie presque road movie où le toujours même Romain Duris prend la tangente jusqu'au fin fond des Balkans, quelque part dans un trou perdu de l'ex-Yougoslavie. Il s'y planque et se remet au Nikon avec succès.
Trop de succès : on risque de retrouver sa trace - c'est re-pas de bol - et la dernière partie fait dans le film social quand le encore et toujours même Romain Duris fraye avec des clandestins en fuite sur un cargo.
Voilà, tout ça pour un seul ticket ciné. Ça vaut quand même le coup.
Sauf que y'a que la fuite dans les Balkans qui méritait un film : c'est la meilleure partie, heureusement la plus longue.
On serait bien restés une heure de plus au bord de l'Adriatique à photographier les dockers, à savourer les répliques de Niels Arestrup et à profiter des beaux paysages et du sourire rayonnant de la yougo de service(5).
Bon à vrai dire, si BMR bougonne, c'est parce que y'en a que pour Romain Duris et pas assez pour Marina Foïs(6) : un comble puisque c'est son mari, Éric Lartigau, qui tient la caméra ! Heureusement on l'entend plusieurs fois au téléphone(6), ça sauve le film. Mais ça déconcentre BMR : même que c'est MAM qui a dû lui expliquer la morale de la fin, une vie pour une vie, on est quitte, bon vent Romain.
Bon tout ça, c'est bien trop méchant et ça se laisse regarder. Surtout le passage dans les Balkans, mais ça vous aviez compris.

(1) : sans compter en prime l'adaptation des 500 fameuses pages du fameux roman du fameux Douglas Kennedy
(2) : bon d'accord, le dernier-né pleure sans arrêt et ne fait pas ses nuits
(3) : ben oui, dans ces milieux-là ça arrive souvent
(4) : même si il est un peu triste quand même, la femme, la maison, tant pis, mais faut abandonner les gosses (enfin, le grand parce que le dernier-né, c'est pas grave, il pleurait tout le temps et faisait pas ses nuits)
(5) : elle est serbe et s'appelle Branka Katic, aux cédilles près
(6) : la voix la plus sexy de tout le cinéma français


Pour celles et ceux qui aiment Romain Duris (et Niels Arestrup et un peu Marina Foïs).
Lorraine, Critikat et Pascale en parlent.

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