lundi 25 octobre 2010

Cinoche : Les petits mouchoirs


Guillaume, Marion, Benoît, François et les autres.

Sans grande conviction (mais MAM ne saurait manquer un film de ou avec Guillaume Canet), nous sommes partis en vacances dans le bassin d'Arcachon avec Guillaume et sa bande de potes, dans la vie comme à l'écran.
Et dans la vie comme à l'écran, on regarde les petits films des vacances au bord de la mer.
Et on a donc droit à tous les clichés du genre, des courses au supermarché jusqu'à la séance de guitare sur la terrasse en buvant quelques verres.
Les petits mouchoirs ce sont ceux qu'on met dans sa poche par-dessus ce qu'on veut oublier ou ce à quoi on ne veut plus penser : le pote à l'hôpital, les regrets, les vexations, les brouilles et les mesquineries, les amours perdues, les amours non dites, les amours manquées, ...
Mais le tournage des vacances de cette bande de potes ne suffit guère à faire un film de cinéma.
Et Canet essaie même de nous faire sortir nos mouchoirs avec une interminable fin mélo-pathos.
La bande est pourtant bien sympathique et réunit tout plein de bons acteurs du moment.
Et même quelques bonus comme Maxim Nucci (Yodelice) qui interprète presque intégralement une version acoustique de sa très très belle chanson, Talk to me, dont on vous livre un extrait ici.
Las, le talent de ces bons acteurs est bien souvent gâché ici. Marion Cotillard (qu'on s'attendait à voir magnifiée par la caméra de son Guillaume) passe son temps à fumer des joints, picoler et pleurnicher (ce qu'elle fait fort bien).
Cluzet fait du Cluzet, (fort bien, lui aussi). Benoit Magimel est malheureusement cantonné dans un rôle caricatural et les homos font les frais d'une bonne partie des gags du film, ça vole pas bien haut.
Seule la remarquable Valérie Bonneton(1) tire son épingle du jeu et réussit à donner à son personnage des dimensions insoupçonnées.
À part une BOF sympa(2), la seule satisfaction (mesquine) de BMR qui exècre Jean Dujardin, fut celle de voir Dujardin écrabouillé par un camion dans les premières minutes du film et finir à l'hosto. Un film avec Dujardin mais sans Dujardin, merci monsieur Canet. Oui, je sais, c'est méchant, gratuit et mesquin, mais ça fait du bien. Et puis le camion, c'était du cinéma, hein ?
Ce que BMR n'a pas du tout apprécié par contre, c'est la réflexion de MAM sur le trottoir du cinéma à la sortie : ouais, ben si tu veux savoir pourquoi tu t'es ennuyé,  t'as qu'à regarder la moyenne d'âge des acteurs et celle des spectateurs dans la salle(3). C'est sûr que ce film tu l'avais déjà vu : ça s'appelait Vincent, François, Paul et les autres mais c'était y'a trente cinq ans, mon vieux.
Pour le coup, c'est t'y pas vraiment mesquin ce genre de réflexion ?

(1) : l'épouse bio de Cluzet (dans le film comme à la ville - épouse, bio on sait pas) 
(2) : Ben Harper, Eels, Damien Rice, Janis Joplin et d'autres dont Maxim Nucci 
(3) : qui applaudissent d'ailleurs - reconnaissons à Guillaume Canet le mérite d'attirer un large public au cinoche


Pour celles et ceux qui aiment les séances photos de vacances. 
Critikat en parle.

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