dimanche 25 juillet 2010

CInoche : Tamara Drewe

Humour anglais, vachard …

Le film de Stephen Frears est une adaptation ciné du roman graphique (mi-BD, mi-roman) de Posy Simmonds, lui-même pastiche d'un roman anglais classique de Thomas Hardy qui aura donné un premier film dans les années 60 ...
C'est dire la hauteur du second degré !
Le film de J. SchlesingerL'un des personnages écrit même un essai sur ... Thomas Hardy !
Mais nul n'est besoin d'être diplômé en littérature anglaise ou en cinéma pour apprécier gentiment ce cow of village (ben oui : vaudeville en VO, isn'it ?).
Car il sera bien question de vaches et de village.
Un village de la campagne anglaise, Ewedown, un trou du cul du monde mais un trou du cul parfumé au Darjeeling et aux roses Liberty. Un petit village où tout le monde s'épie, forcément. 
Un village où Beth (excellente Tamsin Greig, venue de la télé british) tient une maison d'hôte spécialisée dans les écrivains en mal d'inspiration.
Tamara revient au village, telle l'enfant prodigue. Elle s'est fait refaire le nez, qu'elle avait apparemment très vilain dans sa prime jeunesse.
Elle s'est surtout fait raccourcir le short et elle tourne la tête (pour ne pas dire autre chose) de tous les mâles du petit village d'Ewedown.
Ambiance à la Agatha Christie et petits marivaudages entre amis. Entre amis anglais.
Il y a bien un écrivain américain dans le lot mais même les vaches l'ont reconnu comme tel.
Ça se corse quand deux ados en mal de people et de sexe, se mettent à envoyer mails et photos qu'il ne faut pas à qui il ne faut pas.
Et là franchement, le film gentillet mais sans plus, vaut le détour pour Jessica Barden, la jeune actrice qui incarne Jody, la collégienne en fleurs. Quel sacré numéro ! 
C'est elle qui porte le film (elle le termine en beauté d'ailleurs) et elle qui ravit la vedette à toute la pléiade d'acteurs, pourtant plutôt bons. Retenez son nom : la demoiselle (elle a 18 ans) est promise à une belle carrière ! 
On aurait aimé que le film s'étire un peu moins en longueurs explicatives (ah, la langueur de la campagne anglaise, maybe ?) et que la boîte de Toffees anglais comporte un peu plus de bonbons parfumés au poivre et à ce non-sense, so british.


Pour celles et ceux qui aiment les maisons de campagne.
Yspaddaden parle du roman graphique de Posy Simmonds. Nolan et Boustoune ou Froggy parlent du film de Stephen Frears.

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