dimanche 7 décembre 2008

Cinoche : Le prix de la loyauté

Fucking Christmas.

C'est la période des fêtes de fin d'année et les films de Noël envahissent les écrans.
À New-York aussi ça va être Noël, il y a de la neige dans les rues et chacun prépare ses cadeaux.
Enfin pas tous. Car ne vous fiez pas à l'ambiance de fête, Le prix de la loyauté n'est pas un film pour les fêtes, mais alors pas du tout.
On a rarement vu aussi violent, aussi dur et tendu. Peut-être Les Infiltrés vus à la même période, il y a deux ans.

Aucune subtilité, Gavin O'Connor tape direct là où ça fait mal : une famille de flics, le père (John Voigt) est quasiment à la retraite, le fils aîné (Noah Emmerich) commande le commissariat d'un quartier pourri et l'autre fils (Edward Norton) est dans un placard après une sombre histoire ancienne réglée en famille mais réglée de travers.
Même le beau-frère (Colin Farrell) est dans le NYPD, sous les ordres du fils aîné.
Je cite ces quatre acteurs car il n'y a qu'eux dans le film. Heureusement ils sont très bons car tout tourne autour de ces quatre personnages, le reste, femmes, enfants ou truands, n'est que décor de Noël.
Mais voilà qu'une interpellation tourne mal et quatre flics se retrouvent sur le carreau. Le papa rappelle le fils écarté et tout le monde se mobilise pour retrouver l'affreux méchant auteur du massacre. Jusqu'à ce que le fils honnête et droit découvre que tout le monde dans la famille (et dans la grande famille qu'est le NYPD) n'est pas aussi honnête et aussi droit. Le merdier général finira donc en merdier général.
Que retirer de ce film ? Rien qui n'ait déjà été dit par d'autres. Rien qui puisse nous toucher dans la chaleur de nos quartiers sympas : où vivent ces gens ? quand vivent ces gens ?
Le NY décrit ici est une fucking jungle où survivent de fucking martians, quelque soit le côté de la ligne où on les a placés.
Un moment, l'un des personnages craint d'aller brûler en enfer : il ne se rend pas compte qu'il vit déjà en enfer.
Reste une démonstration de force de Gavin O'Connor : le film s'ouvre sur la fin d'un match de football (foot américain bien sûr) hyper-stressant, hyper-tendu.
La caméra, sans doute tenue par Speedy Parkinson, n'arrange rien et on est d'entrée de jeu scotché au fauteuil.
On ne lâchera pas les accoudoirs de tout le film. Ce fucking movie est vraiment raide.


Pour celles et ceux qui aiment les sensations fortes.
Pascale est beaucoup plus dure que nous, même si elle a un faible pour Edward Norton.
Telerama a bien aimé.

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