dimanche 17 février 2008

Cinoche : Juno

La Chose.

Après la vague des petits films peu distribués de ce début d'année mais qui ont fait un tabac dans les petits cinés qui avaient bien voulu les diffuser, Juno empoche le jackpot et les grandes chaînes de ciné essayent de rattraper le train.
Faut dire que Jason Reitman, le réalisateur (le fils du papa de Ghostbusters), s'est appuyé sur un scénario de Diablo Cody, ancienne strip-teaseuse, toujours blogueuse et devenue la dernière coqueluche de Hollywood.
Juno est le film sans prétention mais sympa en diable.
Une histoire d'ado qui ravira les ados (essayé et approuvé par notre teenageuse maison).
Une histoire d'ado sans mièvrerie niaiseuse ni acné juvénile, à l'humour ravageur qui ravira les adultes.
L'histoire est simplissime : Juno, 16 ans, se retrouve en cloques.
Décidée à se débarasser au plus vite de "la Chose", elle se met en quête d'un couple adoptif, parfait en tous points.
Jusque là, pas de quoi bomber le ventre en avant.
Mais tout est pris subtilement à contre-pied, tout est traité finement à contre-courant et les dialogues sont savoureux (et les sous-titres plutôt riches).
On est donc sans cesse désarçonné et on rit aux éclats à de nombreuse reprises (rarement entendu autant de rires au ciné, chacun éclate à son tour selon son humeur et sa réceptivité à tel ou tel dialogue) : le père et la belle-mère de Juno, l'échographiste, le futur père adoptif, la copine de lycée, ... personne ne réagit tout à fait comme on pourrait s'y attendre et c'est ce qui donne tout le sel de cette pétillante comédie.
Un film tout à fait amoral où rien ne se passe comme dans la vraie vie, fort heureusement et c'est beaucoup plus drôle. "La Chose" dans le ventre de Juno n'est finalement qu'un prétexte à la comédie, un MacGuffin (certes encombrant) comme dirait Hitchcock. Et d'ailleurs la famille de Juno, ce sont les MacGuff ...
Juno  (époustouflante Ellen Page, une belle carrière devant cette jeune canadienne de 20 ans !) est elle-même une ado pas ordinaire, fan de rock et de guitare, elle parcourt les couloirs de son lycée en remontant à contre-courant la foule uniforme de ses jeunes collègues.
Dans un monde où il est de bon ton de se mettre en quête d'amour avant de procréer, Juno, elle, est tombée enceinte avant de tomber amoureuse.
Juno, c'est un peu la soeur aînée de Little Miss Sunshine qu'on retrouve presque dans le personnage habillé en tutu de la petite demi-soeur de Juno, Liberty Bell.

Pour celles et ceux qui aiment le côté pétillant du champagne. 
D'autres avis sur Critico-Blog, dont celui, toujours très avisé, de Cluny. 
Telerama parle de Diablo Cody.

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