vendredi 31 août 2007

Cinoche : Lantana

Lantana c'était avant Jindabyne.


     La sortie récente de Jindabyne de l'australien Ray Lawrence nous a donné envie de revoir Lantana qui nous avait laissé une forte impression à sa sortie en 2001.
Et ça commence très fort, comme Jindabyne où l'on voyait le crime se préparer, avec la vision d'un cadavre dans un buisson de lantana.
D'entrée de jeu on sait que tout ça finira mal et Lantana, c'est un peu la version « ville » (dans une banlieue blanche de Sydney) d'un Jindabyne qui serait « campagne » (dans le bush au contact des aborigènes).
Et à la relecture, les parallèles sont effectivement nombreux entre les deux films :
les deux affiches de ces deux faux polars, une histoire à plusieurs personnages dont deux couples principaux, des histoire(s) de couples qui se défont, l'un d'eux comme détruit autour d'une perte et d'un enfant, les non-dits accumulés à partir desquels va se nouer le drame, les personnages qui font le « mauvais choix » (ici : celui qui ne répond pas au téléphone, celui qui prend le raccourci, celui qui appelle la police, celui qui trompe sa femme, ...), ...
Comme autour du lac de Jindabyne, le « mal » ne semble toucher que les couples approchant la cinquantaine et à Sydney aussi, un couple plus jeune et plus innocent tire son épingle du jeu sans trop y laisser de plumes (comme le couple des surfeurs en camping-car de Jindabyne).
Lantana débute par une exposition assez longue (est-ce parce que nous avions déjà vu le film ?) où l'on découvre les différents personnages, les différents couples avec un habile jeu de chassé-croisé où tous ces personnages se rencontrent peu à peu (certains même «violemment» !), comme dans une toile d'araignée qui se tisse.
On pourrait presque croire au début à un jeu frivole entre adultes consentants si le message n'était pas si sombre et si explicite : le mensonge (ne serait-ce que par par simple omission) détruit la confiance et sans la confiance il n'y a plus de relation possible.
Le drame survient ensuite et la toile se resserre autour de tous les personnages, qui ne laissera échapper que peu d'entre eux.
Une (re)lecture vraiment très intéressante pour ceux qui auront vu et apprécié Jindabyne ...

Disponible en VOD et DVD. 
Comme MAM, les fans de la série FBI portés disparus y retrouveront Anthony LaPaglia.

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